lundi 5 août 2013

Dénigrer ses concurrents sur Twitter : le cas Coyote

La semaine dernière, vous avez sûrement entendu parlé du fail de la police avec son tweet malheureux sur le score d'un jeu. Mais avez-vous remarqué le dernier tweet de Coyote France ? S'il est beaucoup plus facile de se moquer que d'analyser un tweet qui pourrait passer inaperçu, certains méritent plus que d'autres d'être le sujet d'un post sur un blog : ils ne sont pas le résultat d'une erreur humaine mais font bel et bien partie d'une stratégie de communication.




Coyote cible dans ce tweet son principal concurrent, +Waze France. Sans le citer, ceux qui connaissent bien les applications "d'aide à la conduite" reconnaissent ici cette start-up récemment achetée par Google. Un tacle en bonne et due forme qui est là pour avertir sa communauté que selon eux, "Coyote est le seul système légal sur le marché".

Nous rappellerons qu'il n'y a pas si longtemps, Coyote était ciblé par la législation Française, et a du changer sa communication. Autrefois connu comme avertisseur de radar, celui-ci est passé à "assistant d'aide à la conduite" en ne notifiant plus les radars mais les "zones de danger". 
Ce tweet reflète donc une peur grandissante face à un concurrent qui lui ne fait pas payer ses utilisateurs et se base uniquement sur sa communauté grandissante pour générer des alertes.


Si Coyote peut se prévaloir de la plus grande communauté d'usagers et de la fiabilité de ses informations, il faut rouler beaucoup pour rentabiliser les 199 euros (1 mois d'abonnement offert) déboursés pour le boîtier. D'autant que l'automobiliste devra ajouter 12 euros d'abonnement mensuel ou 144 euros par an. Il est facturé 250 euros pour deux ans.

Que peut donc gagner Coyote avec ce tweet dénigrant ? Pas grand chose. Il peut même y perdre beaucoup. La concurrence existe et permet d'améliorer ses produits. L'attaquer de cette façon ne fait que montrer aux yeux de tous la peur qu'on a de cette concurrence.